QUARTIER LIBRE

Une création de la Fanfare et du Théâtre du Loup

dans le cadre de la 95ème fête des musiciens suisses

 

Création le 3 septembre 1994, à la Chaux-de-Fonds

reprise le 10 septembre, autour de l’Alhambra, Genève

 

 

Conception  Sandro Rossetti
Avec la collaboration de :
Yves Cerf, Yves Massy, Raul Esmerode pour la Fanfare du Loup
Eric Jeanmonod, Rossella Riccaboni, Guillaume Arlaud pour le Théâtre du Loup
Bill Holden, pour le contact avec la Chaux-de-Fonds

Avec
Christophe Berthet, saxophones
Yves Cerf, saxophones
François Chevrolet, saxophones
Monica Esmerode, cor
Raul Esmerode, percussion
Ian Gordon-Lennox, trompette
Christian Graf, guitare électrique
Philippe Hehinger, clarinette
William Bill Holden, trompette
Claude Jordan, flûte
Jean-Luc Riesen, guitare-basse
Marco Sierro, saxophones
Sandro Rossetti, animation

et Lola Riccaboni, hula hoop

Costumes, décor : Théâtre du Loup

Le pianiste Jacques Demierre, connu aussi bien comme instrumentiste que comme compositeur, passant de la musique improvisée à l’écriture la plus contemporaine, se trouve pour la première fois confronté à établir une programmation musicale dans le cadre de la Fête annuelle de l’Association des musiciens suisses.
Cette année elle aura lieu dans la ville de La Chaux-de-Fonds sur le thème de la musique improvisée.
C’est pour cette occasion que Jacques Demierre m’a passé commande. Sollicitant à la fois mon côté architecte et musicien, il m’a demandé, d’imaginer des liens possibles entre le lieu (La Chaux-de-Fonds) et la musique (Fanfare du Loup).
Réfléchir à une conception plus proche des arts plastiques dans le style performance ou installation (arte povera) plutôt qu’un concept faisant intervenir la globalité de la ville.
Partir de l’architecture éphémère, profiter de l’événement pour créer un espace public.
L’idée de base : « Faire un Cercle »
Cette forme, le cercle, a des qualités spécifiques d’unité et de rassemblement. En premier lieu, elle joue contre l’ordonnance géométrique des rues à angles droits. D’autre part, le cercle fait appel à d’autre références. Nous venons d’une autre ville et, par là-même, comme des itinérants, des gens du cirque. Il peut aussi nous faire penser au kiosque à musique.

D’autres exemples à partir du cercle :
– spécifique, le cadran d’une montre (cité horlogère oblige)
– socio-culturel, les cercles ouvriers nombreux à la Chaux-de-Fonds
– artistique, les oeuvres de Richard Long, Mario Mertz, et Tony Cragg.

En volume, jouer sur la transparence entre l’espace intérieur et extérieur du cylindre (papier calque suspendu ou filet).
Un deuxième cercle plus grand délimitera l’espace entre le public et l’aire de jeu des musiciens.
Choisir un espace pas trop grand (environ 12 mètres), pour des raisons acoustiques et de proximité avec le public : pour l’instant, croisement de deux rues dans le quartier du Bois.

« Combien de cercles superposés ? » – Jean-Pierre Drouet, musicien.
Le même jour a lieu l’inauguration de la Tour Ronde / Espacité. En rupture elle rayonnera et dominera la trame ordonnée des immeubles-barres, tous orientés dans le même sens (Nord-ouest / Sud est).

Scénario : 12 musiciens pendant 60 minutes. « Il faut peu pour faire un monde »
6 personnes en costume noir
3 personnes en matronne-nounou
2 personnes en ange
1 personne en diable … et la mort qui rode (le 13e)

Découper l’heure en séquences de vies (fêtes et obligations) au son d’une marche funèbre endiablée, l’improvisation étant la règle du jeu.
Sandro Rossetti
coordination artistique

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