AU COEUR DE LA FORÊT

Contes des frères Grimm

Une création du Théâtre du Loup

Du 12 septembre au 6 octobre 1996

Mise en scène, scénographie et masques
Eric Jeanmonod

Avec
Simon Aeschimann, Eric Jeanmonod, Frédéric Landenberg, Frédéric Polier, Rossella Riccaboni, Sandro Rossetti, Nabila Schwab, Alessio Tognola
et les enfants
Cornélia Matheüs et Lola Riccaboni et la participation de Guillaume Arlaud et Philippe Clerc.

Collaboration artistique
François Berthet, Philippe Cohen
Musiques et arrangements
Simon Aeschimann en collaboration avec Alessio Tognola et Nabila Schwab
Lumières
Jean-Phililppe Roy
Réalisation des costumes
Ateliers Dessingy-Dubach
Accessoires
Nadia Arlaud
Construction, création accessoires et astuces
Guillaume Arlaud
Construction
Les Ateliers du Lignon
Construction et régie
Marius Durand
Collaboration technique
Terence Prout
Création affiche
Georges Schwitzgebel
Administration
Philippe Clerc et Yemima Levi
Accueil
Sibylle Monney

« On dirait que cette histoire est inventée, mes enfants, comme cela, quand on la raconte ; mais elle est pourtant vraie, parce que mon grand-père, qui aimait à me la raconter, m’a toujours assuré en commençant : Il faut que cela soit vrai, fiston ! Autrement, on ne la raconterait pas ».

Cinq contes réunis en deux volets complémentaires. D’abord “Le Bouffron”, qui fait partie des récits facétieux, genre plutôt minoritaire dans l’ensemble des deux cent contes de Grimm. Juxtaposant le comique et le poétique, il nous a fascinés aussi par une narration riche et imagée : l’action, jamais prévisible, rebondit d’une scène à l’autre, on est surpris, captivé, on rit, on voyage… Une mécanique bien huilée pour raconter les entourloupes réussies d’une sorte de marginal montagnard au détriment de ses riches et cupides voisins (quelque part en Suisse, pourquoi pas). Par contre, “le fiancé brigand”, histoire terrible mais édifiante, appartient à la veine plus conventionnelle des récits initiatiques où le jeune héros – ou héroïne – en l’occurrence une fiancée – devra son salut autant à sa détermination qu’à la complicité d’une vieille sorcière (…)
En sauvant ces contes de l’oubli, les Grimm ont révélé, au-delà de la littérature, une source de nos racines culturelles. Premières histoires qui nous ont été contées enfant, elles ont aussi nourri l’imaginaire des générations qui nous ont précédés. Leur message humaniste, l’intérêt qu’ils portent aux personnages les plus humbles, est peut-être ce qui nous pousse à y revenir régulièrement. Avec nos moyens et vocabulaires d’aujourd’hui : masques et maquillages anachroniques, narrateurs multiples, musique électrique, chansons d’amour, animaux bricolés (…).
E. J.

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