FANNY ET ALEXANDRE

De Ingmar Bergman
Une création de Opus Luna Cie

Du 18 janvier au 6 février 2011

Mise en scène
Camille Giacobino

Avec
Laurent Annoni
Alexandra Camposampiero
Nathalie Cuenet
Marie Druc
Sandrine Girard
Attilio Sandro Palese
Maria Pérez
Frédéric Polier
Valentin Rossier
Michel Ruotolo

Scénographie
Pietro Musillo
Lumière
Jean-Michel Carrat
Maquillages
Arnaud Buchs
Son
Bruno Burel
Jocelyn Raphanel
Costumes
Eleonore Cassaigneau 
Samantha Landragin
Assistante
Christine-Laure Hirsig

Qu’est devenu ce qui paraissait si important à nos yeux lorsque nous étions enfant ? Comment ne pas oublier la teinte irremplaçable avec laquelle le monde se révélait, et cependant faire le deuil de cette époque ?
Camille Giacobino s’empare du film écrit et réalisé par Ingmar Bergman en 1983 : dans une petite ville de province suédoise, Fanny et Alexandre sont précipités dans la maltraitance suite au remariage de leur mère avec un homme puritain et sadique. Dans sa révolte, Alexandre est confronté à l’apparition de fantômes et à des phénomènes qu’il ne s’explique pas. Il navigue entre le loup garou et la princesse enfermée dans sa tour… Tours de magie, marionnettes et contes nous rappellent que face à l’inévitable extinction des êtres, l’imagination reste une échappée incontournable.

Extraits

Alexandre : Papa. Tu entends ce que je dis ? Si tu viens me voir, sois gentil, rappelle-toi que j’ai peur des fantômes et que toi, en fait, tu es mort. N’arrive pas par derrière, tu seras gentil, ne pose pas tout à coup ta main sur mon épaule. J’en deviendrais fou de peur. Je veux que tu arrives de face, que tu aies ta voix ordinaire et tes vêtements ordinaires, s’il-te-plaît pas de lumière spéciale – je ne le supporterais pas non plus. Je connais un camarade qui donnerait à peu près n’importe quoi pour voir un fantôme, seulement, lui, il n’a jamais vu de fantôme de sa vie, même s’il a passé des nuits entières au cimetière.

Edvard :Crois-tu que tout ça soit une plaisanterie ? Crois-tu qu’on peut salir impunément l’honneur d’un autre homme ? Crois-tu qu’on peut, sans que cela mène à conséquence, mentir, se défiler et se parjurer ? Crois-tu, Alexandre, que nous jouons ? Ou crois-tu que ceci est une espèce de pièce de théâtre où chacun lance ses répliques au petit bonheur ?
Alexandre : Je crois que l’Évêque hait Alexandre. Voilà ce que je crois.
Edvard : Je ne te hais pas. Je t’aime. Mais l’Amour, l’Amour que j’ai pour toi, pour ta mère et pour ta sœur n’est ps aveugle, il n’est pas lâche. C’est un amour fort et rude, mon amour pour toi m’oblige à être vrai. Il m’oblige à t’éduquer et à te former, même si cela fait mal. Tu entends ce que je dis, Alexandre ?
Alexandre : Non.

Mardi et vendredi à 20h
Mercredi, jeudi et samedi à 19h
Dimanche à 17h
Relâche les lundis
Durée : 2h10

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