FORAINS !

Collectif du Bras Cassé et Théâtre du Loup
Festival

 

ANNULÉ

Du 22 au 25 juin 2017

Juste avant de fermer ses portes pour l’été, le Théâtre du Loup vous propose, avec le Collectif du Bras Cassé, un festival sur quatre jours denses. Un autre angle de vue pour découvrir des artistes d’ici mais plutôt d’ailleurs.

Ambiance bohème mais pas trop, spectacles légèrement border-line, entre-sorts dynamiques, concerts à se trémousser. Invitation à entrer et sortir, venir, rester, danser si besoin, boire et manger.

La programmation du festival propose un large panel de spectacles de cirque et de théâtre de rue, de concerts, ciné-concert et entresorts divers, tous soigneusement choisis selon des critères de qualité (grande maîtrise de disciplines acrobatiques telles que la planche-sautoire et le main à main, propositions fortes d’univers scénographiques et sonores, renommée et visibilité des artistes dans les festivals d’arts de la rue et les réseaux Pôles-Cirques). L’un des enjeux de Forains ! étant de s’adresser à un public composite, allant des connaisseurs au jeune public en passant par tous les curieux, chaque journée offrira une sélection de spectacles aux styles, esthétiques et disciplines diverses, qui puisse interpeller chacun.

 

COMMUNIQUÉ | ANNULATION DU FESTIVAL FORAINS !

Le Théâtre du Loup
a la tristesse de faire part de l’annulation du
Festival Forains !
qui devait avoir lieu du 22 au 25 juin, en clôture festive de saison.
Proposé et organisé par le Collectif du Bras Cassé,
sa programmation offrait un large panel de spectacles
de cirque et de théâtre de rue.

Quelle tristesse !

Cette annulation, pour des raisons de financement incomplet, nous attriste. Pour les artistes programmés, qui avaient réservé leurs dates et devront trouver à les remplacer. Pour le public, évidemment. Pour les organisateurs qui y auront mis beaucoup d’énergie. Et pour le Loup qui ne se voit pas soutenu dans ce choix de programmation.
Malheureusement, il arrive régulièrement que des projets ne parviennent pas à regrouper l’entièreté des financements nécessaires à leur aboutissement. Leurs responsables s’efforcent alors de le faire quand même, en taillant dans les décors, les costumes, l’éclairage, la pub… puis, pour rémunérer au moins leurs collaborateurs, dans leurs propres salaires. Mais il y a une limite. Au-delà d’un certain seuil, il faut arrêter de brader le travail et le produit. C’est ce qu’ont décidé les initiateurs et organisateurs de Forains !, festival inédit – et qui le restera.
Le Théâtre du Loup respecte leur décision. Il a été à leur côté. Il a raclé ses fonds de tiroirs, mais cela n’a pas suffi. C’est la première fois depuis une dizaine d’années que nous devons annuler une manifestation. Nous espérons que cela restera un cas isolé. Mais au regard de la nouvelle loi de répartition des tâches notamment en matière de subventionnement de la culture à Genève, nous ne sommes pas rassurés (voir ci-dessous).
En réponse à ce coup dur, nous avons envisagé d’organiser, malgré tout, un mini-événement, une soirée unique, une sorte de fête quand même… Mais après réflexion, il a été décidé que non : on ne fait pas une fête sur un cadavre.

Caramba !

Une belle occasion ratée : il y avait pourtant là une opportunité rare de voir un florilège de cet Art Populaire, dit mineur dans les salons mais précieux dans les chaumières : le Cirque, la Rue, la Belle Acrobatie, la Jongle, l’Entresort, le Boniment, l’Humour décapant, les Clowns et autres Pétomanes… Un registre des arts vivants que le Loup a souvent convoqué dans ses propres spectacles et qu’il tient à présenter aussi à travers des compagnies qu’il invite.
Il a été argué que cette programmation n’était pas assez locale. C’est un fait qu’il y avait pas mal de Belges et de Français dans le programme. Mais ça correspond à une réalité du terrain. Car c’est aussi un fait avéré que l’art circassien est encore loin d’être une tradition à Genève, en tout cas pour ce qui est du « cirque nouveau ». Bien peu d’artistes s’en réclament, peu d’institutions le défendent, hormis les remarquables Théâtre-Cirqule à Thônex, Cirquenchêne à Chêne-Bougeries, Salto de l’Escargot à Meyrin et Une fois, un cirque à Confignon. Si l’on veut susciter des vocations, il faut peut-être commencer par montrer à nos gamins de bons spectacles de rue, qu’ils soient de Suisse ou de Navarre.
Au Théâtre du Loup, nous programmons et défendons le théâtre local tout au long de nos saisons. C’est notre mission et nous en sommes fiers. Tout comme nous aurions été fiers de pouvoir accueillir, grâce à l’initiative du Collectif du Bras Cassé, tant d’artistes d’horizons géographiques et artistiques panachés.

Le Collectif du Théâtre du Loup, le 9 mai 2017

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* Il faut sans doute rappeler ici que les compagnies, festivals et autres, accueillis au sein d’une saison programmée au Théâtre du Loup sont coproduits par lui, financièrement et en prestations. Mais il indispensable qu’ils réussissent à compléter leur budget avec des sources de financement supplémentaires : auprès de fondations diverses, de la Loterie Romande, de commissions culturelles de la Ville de Genève et surtout – jusqu’à ce début d’année – de l’État de Genève.
Mais comme nous le savons, la loi de «désenchevêtrement» est passée par là : entre autres, les subventions destinées au théâtre indépendant et celles issues des fonds généraux destinées à la création dans le domaine des arts de la scène, jusqu’alors financées conjointement par le Canton et la Ville sont aujourd’hui reprises uniquement par la Ville dans des dispositions plutôt floues.

Tout public

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