LA BÂTIE
FESTIVAL DE GENÈVE

Quatre spectacles au Théâtre du Loup

Du 30 août au 12 septembre 2013

Philippe Quesne
Compagnie Vivarium Studio

Swamp Club
Conception, mise en scène et scénographie
Philippe Quesne

Avec
Isabelle Agotti, Snæbjörn Brynjarsson,
Yvan Clédat, Cyril Gomez-Mathieu,
Ola Maciejewska, Émilien Tessier,
Gaëtan Vourc’h
Quatuor Alea
Emilie Mory, violon
Hélène Conrad, violon ;
Davide Montagne, alto ; 
Florestan Darbellay, violoncelle

Swamp Club

Enfant, Philippe Quesne a passé des heures devant son vivarium, scrutant ces infimes mondes avec attention. Passé par les Arts décoratifs, devenu scénographe, il a troqué l’observation des insectes contre celle des humains en fondant en 2003 Vivarium Studio, sa compagnie au style inimitable : un théâtre qui fait passer la contemplation avant l’action, jouant sur des micro-situations comiques avec des héros minuscules. Aujourd’hui, ses héros sont les artistes qui viennent se produire sur la scène du Swamp Club, lieu culturel menacé de destruction situé près d’un marais peuplé d’étranges créatures, où cohabitent musiciens, acteurs et autres animaux.
A la fois très musical – un quatuor à cordes sera présent sur scène – et fantastique, ce conte urbain promet un univers singulier dont le Français a le chic. Courez-y.

30 et 31 août 2013 à 21h

Durée : 1h40
Première suisse

De Massimo Furlan

Mise en scène 
Massimo Furlan

Avec
Gianfranco Poddighe, Anne Delahaye,
Ruth-Elizabeth Childs, Géraldine Dupla,
Emilie Charriot, Romeo Furlan,
Hervé Jabveneau

Giacomo

Tout part d’un souvenir d’enfant de Massimo Furlan : une carte à jouer d’un multiple champion du monde, vêtu d’une combi de cuir noir et d’un casque aux couleurs italiennes.
Giacomo Agostini, coureur moto de la fin des années 1960, véritable icône dans son domaine, pose à côté de sa bécane. Une figure populaire et héroïque qui cristallise l’idée de vitesse, de danger, de défi, de belles filles sur les bords du circuit.
L’Italo-lausannois et sa dramaturge Claire de Ribaupierre sont passés maître dans l’art de jouer avec la vie des autres et de mêler les histoires, aussi Giacomo en raconte plusieurs à la fois : celle d’Agostini, de Furlan, de l’Italie.
On en prend plein la vue à coup d’images scéniques démentes, tous nos sens sont en alerte pour faire l’expérience, sans bouger de notre siège, de la vitesse et du danger.
Accrochez-vous bien.

3 septembre 2013 à 20h
4 septembre 2013 à 19h

Durée : 60 min.

Mise en scène, scénographie,
vidéo, photographie

Markus Öhrn

Avec
Jakob Öhrman, Elmer Bäck,
Rasmus Slätis, Anders Carlsson

Conte d’amour

Markus Öhrn – retenez bien ce nom. Celui d’un artiste suédois installé à Berlin, vidéaste de formation, chef d’orchestre de spectacles à la croisée de l’art dramatique et de la performance, créateur d’oeuvres dérangeantes et iconoclastes qui révèlent l’inconscient sombre de nos sociétés patriarcales. 
Dans Conte d’amour, il s’inspire de l’affaire Fritzl – ce père incestueux qui séquestra durant vingt-quatre ans l’une de ses filles et leurs enfants nés en captivité – faisant jouer ses quatre interprètes exclusivement masculins derrière une bâche en plastique. Deux caméras nous plongent dans la
cave du père, un type qui pratique l’amour excessif et qui embarque sa famille dans ses délires. Une interprétation grinçante et carnavalesque d’un Suédois qui réinvente le syndrome de Stockholm. Gonflé.

6 septembre 2013 à 19h
7 septembre 2013 à 20h

Durée : 180 min.
Allemand et anglais, surtitré en français

Tino Sehgal & Boris Charmatz

Conception
Tino Sehgal

Interprétation
Boris Charmatz

(Sans titre) (2000)

En 2000, l’artiste Tino Sehgal était propulsé dans le champ de l’art contemporain grâce à un solo (sans titre) (2000) dans lequel il exposait le medium danse, déambulant sans décor ni musique, à la rencontre des styles du XXe siècle : les spectateurs ont alors eu l’impression d’avoir sous leurs yeux un musée de la danse. De cette œuvre découleront les expositions vivantes de l’Anglo-Allemand, présentées dans les plus prestigieux musées du Guggenheim à la Tate Modern. Aujourd’hui, il transmet ce solo à Boris Charmatz, celui qui, à peine nommé en 2009 à la tête du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne, baptise son navire… Musée de la danse. Que le Français interprète ce solo devenu historique est un événement, d’une implacable cohérence dans son parcours de danseur et chorégraphe. Un véritable régal des sens. Ce solo a également été transmis aux danseurs Frank Willens et Andrew Hardwidge.

11 et 12 septembre à 19h

Durée : 45 min.
Première suisse