LA CERISAIE

D’Anton Tchekhov
En création, par le Théâtre en flammes

Du 8 au 25 mars 2012

Mise en scène Denis Maillefer
Scénographie Yangalie Kohlbrenner
Lumière Laurent Junod
Costumes Isa Boucharlat et
Marie Barone
Son Philippe de Rham
Maquillages Leticia Rochaix Ortis
Administration Catherine Monney

Avec  
Christine Vouilloz (Lioubov)
Nora Steinig (Ania)
Emilie Bobillot (Varia)
Julia Perazzini (Douniacha)
Adrien Barazzone (Iacha)
Léonard Bertholet (Epikodov)
Pierre-Isaïe Duc (Lopakhine)
Gilles Tschudi (Gaev)
Simon Guélat (Trofimov)
Ariane Andereggen (Charlotta)
Bernard Kordylas (Pichtchik)
Philippe Vuilleumier, (Firs)

Une coproduction Théâtre en Flammes, Théâtre du Jorat,
Nuithonie-Fribourg, Théâtre du Loup Genève.
Avec les soutiens de l’Etat de Vaud et de l’Etat du Valais,
de la Ville de Lausanne, de Pro Helvetia, de la République
et canton de Genève, de la Loterie Romande, de la Corodis,
des fondations Leenaards et Artephila,
de la Banque Cantonal Vaudoise, de Migros Vaud,
Genève et Neuchâtel/Fribourg.

Dans La Cerisaie, une maison est en vente, bien avant la crise des subprimes, mais c’est la même chose au fond. Une zone villa est en projet. Autour, des pelouses et des haies pour ne pas voir l’autre. On coupe les arbres et les rêves. 
Lioubov l’héroïne a le cœur d’une enfant, mais ce n’est pas très raisonnable, lui dit-on. Tchekhov invente la realpolitik dans la Russie d’hier, mais c’est aujourd’hui. 
Quatre actes éblouissants comme le blanc des fleurs de cerisiers pour dire comment perdre. Perdre sa maison, son enfant, ses amours et surtout soi-même. 
Quatre actes au bord des larmes, comme Varia l’intendante. 
Quatre actes à rire de la mort et à jouir du temps présent, celui de cette seconde-là et pas une autre.
Denis Maillefer

Lopakhine – Si nous ne trouvons rien, si rien ne se décide, le 22 août, la cerisaie, et le domaine avec, tout sera vendu aux enchères. Décidez-vous donc ! Il n’y a pas d’autre issue, je vous le jure. Il n’y en a pas.
Firs – Dans le temps, il y a quarante-cinquante ans, les cerises, on en faisait des confitures, des fruits séchés, ou des fruits en bocaux, des cerises à l’eau-de-vie, et parfois…
Gaev – Tais-toi un peu, Firs.
Firs – Parfois, les cerises séchées, on les envoyait à Kharkov et à Moscou, par tombereaux. L’argent que ça donnait ! Et la cerise séchée, elle était tendre, juteuse, elle sentait bon… On avait une recette…
Lioubov – Et où est-elle, maintenant, cette recette ?
Firs – Oubliée. Personne ne s’en souvient.

C’est un spectacle de haut vol, qui nous fascine par ses tours même s’il tient les clowns hors de notre portée. Difficile, quoi qu’il en soit, de ne pas être sous le charme.
Lionel Chuich, Tribune de Genève

Mardi, Jeudi et samedi à 19h
Mercredi et vendredi à 20h
Dimanche à 17h
Lundi relâche
Durée : 2h15

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