LA DISPARITION DE SUZY CERTITUDE

Corinne Müller, Isabelle Sbrissa, Eric Jeanmonod

Du 25 novembre au 14 décembre 2008

Conception
Grand Collectif du Loup
Ecriture et mise en scène
Corinne Müller, Isabelle Sbrissa, Eric Jeanmonod

Avec
Romaine De Nando
Bernard Escalon
Julien George
Perrette Gonet
Thierry Jorand
Maude Lançon
Isabelle Rémy
Rossella Riccaboni
Sandro Rossetti
Iannis Blank-Jacobetty
Serge Hébert
Alyssa Hochstätter
Sarah Olivier
Juliette Riccaboni
Yvan Vuagniaux
Marlène Gautier et Lou Golaz (en alternance)
Milo Gravat et Pauline Richard (en alternance)
Philippe Raphoz
Eric Jeanmonod
Terence Prout

Musiciens
Simon Aeschimann
Anne Cardinaud
Rada Hadjikostova
Musique et environnement sonore
Simon Aeschimann
Décors
Eric Jeanmonod
Création lumière
Michel Guibentif et Jean-Philippe Roy
Réalisation des costumes
Marie Barone
Régie
Michel Guibentif
Assistant décor
Terence Prout
Sonorisateur
Christophe Suchet
Recherche d’accessoires
Miriam Kerchenbaum
Coiffures et maquillages
Katrin Zingg
Construction
Toche
Assistant plateau
Steve Dunand
Accueil, secrétariat
Isabelle Sbrissa et Romaine Chappuis
Chargée de communication
Sibylle Monney
Administration
Corinne Müller

Acacias 2028. Le quartier a changé. L’économie triomphante y a érigé immeubles de standing, édifices de prestige et tours multinationales.
Exit les petits artisans, les entrepôts et entreprises d’un seul étage. Tous rasés. Tous sauf un bâtiment situé en bord de rivière qui, fermé et délabré, semble pourtant animé d’une sourde vie autonome.
La rumeur dit qu’on y pratiquait jadis une manière de théâtre. Au moment où commence notre spectacle un chercheur farfelu, le Professeur Prewalski, est justement en train d’organiser une visite clandestine dans l’espoir de faire ressurgir les histoires dont ce lieu est imprégné. Les spectateurs présents sont donc immédiatement investis d’un rôle à jouer : ils sont les invités de ce mentor exalté.
Mais la cérémonie est perturbée par une intervention policière menée par une bande hétéroclite de cinq “investigateurs”. Ils sont à la recherche de Suzy Certitude qui aurait disparu dans le bâtiment, ne laissant qu’une seule trace : une chaussure bleue.
A l’instant où les intrus vont faire évacuer le bâtiment, le théâtre se réveille et se charge de mener en bateau, et jusqu’à la tempête, tous ces perturbateurs venus le déranger. L’histoire ne fait que commencer.

L’écriture de cette Suzy Certitude, c’est l’occasion d’associer un registre narratif stimulant, le polar, à un univers encore plus populaire : le fantastique de pacotille des trains fantômes, des labyrinthes et autres “Palais des mystères”… Tout cela dans une histoire sur mesure qui convoque le théâtre comme thème, comme personnage principal et comme décor.
Rien de plus excitant – même si c’est un drôle de casse-tête – que de respecter une des règles d’or du roman policier : créer une intrigue suffisamment crédible pour embarquer le spectateur le plus loin possible, jusqu’à ce qu’elle se révèle fausse, démontée par une contre-intrigue inattendue.
Faux-semblant, vérité trompeuse, enquête, retournements… cette recherche de la vérité qui se dérobe plaide pour une façon ludique de raconter les histoires et pour une forme de connaissance par le doute. Nos héros en quête de Certitude ne découvriront qu’une multiplicité de points de vue. L’un d’eux au moins s’ouvre sur la réalité. Comme s’ouvre la porte d’un théâtre. Mais là encore, il y a deux directions possibles…

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