LE BAL PERDU

conception collective

Fanfare et  Théâtre du Loup

Créé au printemps 1993 à l’Alhambra (festival de l’AMR),

repris à plusieurs reprises :

du 20 au 23 novembre au Théâtre du Loup pour  l’inauguration de la salle

du 13 au 15 décembre 1996 au Th. du Loup

du 17 au 21 novembre 1997 au Th. du Loup, avant une tournée à Zürich et en Hollande

en juin 1998 à Lisbonne pour l’Expo universelle

Distribution à la création :

Aux percussions : Raul Esmerode, Bernard Trontin

Aux cordes : Jacques Demierre, Christian Graf, Jean-Luc Riesen, Sandro Rossetti

Aux cuivres : Ian Gordon Lennox, Bill Holden, Yves Massy

Aux bois : Christophe Berthet, Yves Cerf, François Chevrolet, Marco Sierro

Aux aciers (et construction instruments originaux) : Guillaume Arlaud, Bill Holden, Eric Jeanmonod

Au tungstène : Jean-Philippe Roy

Production : Théâtre du Loup

LE BAL PERDU, un spectacle musical et mécanique

La Fanfare du Loup peut – et aime – faire danser son public, mais c’est avant tout un ensemble de musiciens improvisateurs, compositeurs et arrangeurs. Une bonne douzaine d’individualités qui appartiennent à la palette des musiques actuelles, avec le jazz comme dénominateur commun, s’il fallait absolument en trouver un.
Tous sont partie prenante de différentes autres formations et un exemple de leur éclectisme est donné par les deux batteurs-percussionnistes de la Fanfare : l’un d’eux rejoint ponctuellement l’Orchestre de la Suisse romande ou des formations de musique contemporaine, alors que l’autre est le nouveau batteur des Young Gods, fleuron du rock suisse.
Il y a quelques saisons, dans un train qui ramenait de tournée des membres de la Fanfare et du Théâtre du Loup, naquit l’idée d’un spectacle en commun et de conception collective. La musique originale de la Fanfare en serait le thème central et non pas un élément dramaturgique parmi d’autres, comme dans les spectacles de théâtre, ni une machine à danser comme pour les bals.
L’idée du Bal « perdu » (balle perdue ?) était lancée, comme le train à grande vitesse qui nous emportait.
Libre aux musiciens-compositeurs de proposer des parties écrites, des bouts de chansons, des expérimentations sur instruments inventés, de simples structures d’improvisation ou encore des synopsis sonores élaborés…
Tout serait ensuite mis à l’épreuve, monté et arrangé dans une grande suite musicale, et si possible spectaculaire. Fil rouge : l’idée même du laboratoire, d’usine à musique, avec les digressions imaginables sur les rapports entre musique et mécanique, rythmes et cadences, équipe de nuit et ensemble de musiciens…
Il y a au Théâtre du Loup, deux ou trois bricoleurs plasticiens qui ne se le firent pas dire deux fois pour construire quelques instruments à cordes, à tiges, à percussion, à ressort, constituant aussi bien un décor sonore, que des accessoires pour quelques numéros burlesques et incongrus.
Contre toute attente, toutes les propositions individuelles purent s’imbriquer dans le projet d’ensemble et les répétitions se firent dans un climat de découverte jubilatoire et en un temps record.
Le résultat de tout cela étant l’émergence d’un style musical encore inconnu au grand magasin des nouveautés : le Métal jazz, où s’exprime bien le credo du Loup : acoustique plus que sonotique, mécano plutôt que mégalo, rigolo avant que techno.

Créé à l’Alhambra, dans le cadre du Festival Jazz de l’AMR, ce spectacle a été remanié et repris plusieurs fois à Genève et à Zurich. A la demande générale, nous en proposons cinq dernières représentations au Théâtre du Loup, à Genève, avant une tournée en Hollande et une invitation à l’Expo 98 de Lisbonne.

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