LE BEAU MONDE

D’après Le Mariage de Krétchinski et L’Affaire d’Alexandre Soukhovo-Kobyline
Traduction André Markowicz, éditions Corti
Compagnie NVK
Création

Du 27 février au 14 mars 2015

Mise en scène
Natacha Koutchoumov

Avec
Rebecca Balestra
Pierre Banderet
Adrien Barazzone 
Valeria Bertolotto
Jérôme Denis
Robin Dupuis
Bartek Sozanski

Dramaturgie
Arielle Meyer Mac Leod
Scénographie
Sylvie Kleiber
Lumière
Jean-Philippe Roy
Conception sonore et musique
David Scrufari
Costumes
Isa Boucharlat
Assistanat
Robin Dubuis

Le beau monde a été sélectionné par le Pool des Théâtres Romands, l’Union des Théâtres Romands et la Corodis pour le Salon d’artistes 2014
Avec le soutien de
Ville de Genève et République et canton de Genève, Loterie Romande, Comédie de Genève, Saint Gervais Genève Le Théâtre, Ville de Lancy, Fondation Ernest Göhner

Pass V.I.P en poche, les happy few font la fête. Dans une atmosphère nineties, un microcosme en flagrant délit de déni trinque et danse pour éviter de se regarder en face. Pourquoi ouvrir les yeux lorsque l’aveuglement à un goût de champagne ? Pourquoi entendre la criante vérité lorsque le rythme du mensonge est tellement hypnotique ?
Krétchinski, joueur invétéré et habile séducteur, sait identifier les manques de chacun et inventer toutes les fables nécessaires pour combler le vide existentiel de ses victimes. Autant de fictions qu’il met littéralement en scène, pour apparaître aux yeux de tous comme le gendre et le mari idéal. Escroc brillant, Krétchinski excelle en l’art de la « manufacture du consentement ». Il parvient ainsi à faire céder les dernières bribes de dignité de la famille Mouromski qui, prise au piège de ce miroir au alouettes, perd le sens des quelques valeurs qui lui restaient.
On pense à certaines figures emblématiques des années 1990 : Christophe Rocancourt, célèbre arnaqueur ayant plumé plus d’une star hollywoodienne, ou Jordan Belfort, homme d’affaire louche, immortalisé par Scorsese dans Le Loup de Wall Street.
Le beau monde : un spectacle qui a le goût du direct, qui compose avec le présent et qui, par la précision du jeu de ses acteurs, révèle comment les petites capitulations intimes entraînent les personnages dans une chute collective.
Pour faire partie du beau monde, jusqu’où peut-on aller trop loin ?

Brillant et atypique par sa drôlerie féroce et sa langue mordante, Alexandre Soukhovo-Kobyline est un auteur majeur 
de la littérature russe du XIXe siècle, étrangement méconnu chez nous.
Luttant année après année pour prouver son innocence dans le meurtre de sa première épouse, il a, de fait,
écrit une grande partie de sa trilogie théâtrale, Images du Passé, en prison.  
Admiré par Meyerhold et considéré aujourd’hui comme un classique, Soukhovo-Kobyline est monté très régulièrement sur les scènes de Russie, avec un succès jamais démenti.

Mardi, jeudi, samedi à 19h
Mercredi, vendredi à 20h
Dimanche à 17h

Durée : 1h45
Dès 15 ans

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