LES BRICOLEURS

Eric Jeanmonod
Très librement inspiré du roman
“Mascaro, le chasseur des Amériques”
de Haroldo Conti

Une création du Théâtre du Loup

Du 11 novembre au 4 décembre 1994

Mise en piste 
Philippe Cohen et Eric Jeanmonod

Avec 
Philippe Cohen, Allessor Inobaccir, Sandro Rossetti, Simon Aeschimann, Guillaume Arlaud, Claude-Marius Durand, Eric Jeanmonod

Synopsis, décors et costumes
Eric Jeanmonod
Musique 
Simon Aeschimann (et Beethoven, dose homéopathique)
Lumière 
Jean-Philippe Roy

Régie lumière 
les comédiens

Réalisation costumes 
Mireille Dessingy et Verena Dubach
Maquillages
Sylvie Chaintrier
Assistance peinture 
et construction 
Terence Prout, Mathieu Reverdin
Réalisation scénique
Guillaume Arlaud, Claude-Marius Durand, Eric Jeanmonod
Accessoires 
Nadia Arlaud
Administration 
Dominique Reichel, Yemima Lévy
Accueil 
Erika Zbinden

Avec les conseils judicieux de Arno Black, Baron des bateleurs et lanceur de couteaux, Bâle

Une sorte de cirque, un théâtre ambulant d’objets volants : l’Académie de la Grande Habileté Manuelle… Hélas il arrive que son directeur, le Prince Patagon, perde l’inspiration et la flamme des grands jours. Il peste contre sa petite troupe, sa régulière, la pétulante Destinée ou son imbécile de frangin Paramètre, dit aussi Gros Double. 
Sans oublier les quatre maigres, garçons de piste, bricoleurs pour le meilleur, et bien sûr le pire. Au moment où vous prendrez le scénario en marche, Patagon-le-dirlo monte au sommet du chapiteau pour bouder et s’empiffrer.
Les autres gogos traînent en dessous, affamés, de plus en plus bêtes et méchants, aiguisant couteaux et tournevis, guitares et talons aiguilles.
Burlesque, noir, tendre, bizarre…
E. J.

Haut, bas, et pas fragile …
Soit un personnage exerçant sur ses acolytes une poussée latérale d’une force inversement proportionnelle à très précisément environ le quart d’une masse quelconque et ce en partant du principe, vite dit, qu’il a les deux pieds solidement plantés dans le sol ; soit des éléments incontrôlables, employés à des fins systématiquement autres, se déplaçant dans l’espace selon des trajectoires qui n’ont rien à envier ni à leur point de départ, ni à celui de leur chute, et cela à une vitesse, et je pèse mes mots, au moins égale au carré d’une belle hypoténuse flanquée de six obliques en tutu ; soit un rêve collectif, patagonesque en diable, d’accrocher au firmament le plus spectacle du monde à l’aide de bâtons dans les roues ; soit enfin un appareil électroménager d’usage courant bien moins vite que certains, élevé à une puissance maximale d’attraction ; sachant tout cela et en admettant de facto que tout faux problème mérite une solution – et vissez forza  - la question, et elle s’impose, est : quel sera pour Destinée, Alea, Circonstance, Contretemps, Gros-double, Coïncidence et Patagon dessus le marché… hein ? quel sera ? … 
Radjan Titus

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