NOVECENTO

d’Alessandro Baricco
Traduction Françoise Brun

Un spectacle du Théâtre du Loup
En création suisse

Du 22 mai au 14 juin 1998

Mise en scène
Collectif du Loup

Avec 
François Berté : narrateur, trompette
Olivier Rogg : Novecento, piano
Louis Schwizgebel : Novecento enfant, piano
Les musiciens de la Fanfare du Loup : L’Atlantic Jazz Band. 
Ian Gordon-Lennox : trompette, euphonium, tuba
Bill Holden : trompette, chant
Yves Massy : trombone, trompette
Yves Cerf : saxophones
François Chevrolet ou Marco Sierro : saxophones
Christian Graf : guitare, banjo
Jean-Luc Riesen : contrebasse
Raùl Esmerode : batterie, percussions
Mimi L’Evêque : divers personnages, voix
Sibylle Monney : divers personnages, voix
Rossella Riccaboni : divers personnages, voix
Mathieu Delmonte : le présentateur, le Commandant
Evaristo Perez : Jelly Roll Morton, piano
Boubacar Samb : Danny Boodmann, passager
Sandro Rossetti : divers personnages, voix, contrebasse
Eric Jeanmonod : marin
Marius Durand : graisseur, régie lumière
Nadia Arlaud : émigrante
Philippe Clerc : émigrant
Thomas Danzeisen : barman
Fabrice Hagmann : groom, mousse
Naïma Arlaud ou Manon Charmelot-Maurice : enfant émigrant
Mattéo Solari ou Darryl O’Donovan : enfant émigrant
Tania Gandillon ou Barbara Rickenmann : enfant émigrant
Juliette Riccaboni : enfant émigrant

Musique originale
La Fanfare du Loup, Olivier Rogg, Evaristo Perez
Décors
Eric Jeanmonod avec la collaboration de Louis Yerli
Lumières
Jean-Philippe Roy
Réalisation des costumes
Mireille Dessingy et Verena Dubach
Construction
Louis Yerli, Patrick Kovaliv, Marius Durand
Son
Jean Faravel
Peinture des toiles
Eric Jeanmonod
Accessoires
Nadia Arlaud
Perruques et coiffures
Katrine Zingg
Réalisation des marionnettes
Pierre Monnerat
Conseils chorégraphiques
Michel Corod
Stagiaire
Chloé Decaux
Accueil Sibylle Monney
Administration
Philippe Clerc

1998 : vingtième année de la compagnie du Loup et cinquième anniversaire de la construction du théâtre du même nom.
Cette saison a débuté sur le voilier de “La Route de Boston”, elle s’achève maintenant sur le pont du Virginian, un paquebot transatlantique, certes moins rentable que le Titanic, mais qui a inspiré en 1994 une histoire fascinante au jeune auteur Baricco : entre deux guerres, des années durant, ce navire fit la traversée Europe-Amérique, avec sa cargaison de milliardaires, d’émigrants et de passagers ordinaires.
Pour leur faire oublier que l’océan est grand – et qu’il fait peur – l’orchestre du bord jouait le jazz des années folles, avec au piano un certain Novecento, à la technique hallucinante, dont la musique n’avait jamais été entendue auparavant. On disait que son histoire était incroyable, qu’il était né sur ce bateau et qu’il n’en était plus descendu. On disait que personne ne savait pourquoi. Jusqu’à un certain jour…
Cette fable qui met en scène une étrange figure d’artiste résistant à toute forme de compromission, qui allie si puissamment les métaphores de l’Océan et du siècle nouveau – l’espace, le temps – était le texte rêvé pour concrétiser notre désir toujours aussi nostalgique de subversion par l’imaginaire. Un argument de grand spectacle qui serait comme un voyage dans le temps et la musique pour fêter les vingt ans du Loup. 
E.J.

« … C’était à Novecento de jouer. Ca partait mal, déjà, parce que en s’asseyant au piano il avait deux larmes grosses comme ça dans les yeux, à cause du blues, il était ému, et ça se comprend. La seule chose absurde, ce fut qu’avec toute cette musique qu’il avait dans la tête et dans les mains, qu’est-ce qu’il se met à jouer ? Le blues qu’il venait d’entendre. “C’était tellement beau”, dit-il ensuite, le lendemain, pour se justifier, vous pensez. Il n’avait absolument pas la moindre idée de ce que c’est qu’un duel, mais pas la moindre (…) »

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