ZAZIE DANS LE MÉTRO

d’après Raymond Queneau

Une création du Théâtre du Loup

Du 21 septembre au 13 octobre 2002
Reprise du 3 au 21 septembre 2003

Adaptation, mise en scène et décor
Eric Jeanmonod

Avec
Mathieu Delmonte : Gabriel
Juliette Riccaboni : Zazie
Hélène Catin/Caroline Gasser : Marceline (et autres personnages)
Anne-Shlomit Deonna : Mado Ptits-pieds (et autres personnages)
Rossella Riccaboni : la Veuve Mouaque (et autres personnages)
Jef Saintmartin : Charles (et autres personnages)
Bernard Escalon : Turandot (et autres personnages)
Christian Gregori : Trouscaillon (et autres personnages)
Fabrice Haggmann : Beaucoup d’autres personnages
Sandro Rossetti : Gridoux (et autres personnages)
Christian Scheidt : Le narrateur (et autres personnages)

Lumières
Jean-Philippe Roy
Univers sonore
Christoph Bollman
Costumes
Mireille Dessingy, Verena Dubach et Eric Jeanmonod
Assistance à la mise en scène et relations publiques
Cléa Rédalié
Assistance décor et construction
Terence Prout
Construction
Michel Cavagna
Accessoires
Miriam Kerchenbaum
Régie lumières
Michel Guibentif
Coiffures et maquillage
Katherine Zingg
Promotion et accueil
Isabelle Sbrissa
Administration
Marc Piccand

Ca se passe dans les années 50, il y a un siècle au moins. Une époque où l’on venait d’inventer des trucs épatants comme le formica, le téléphone avec fil, le cacocalo…
Zazie, la douzaine précoce pour son époque, débarque à Paris pour un week-end chez son tonton Gabriel.
L’affaire commence impec : le métro est en grève, Zazie fait une fugue, Gabriel se fâche avec le proprio Turandot, un drôle de flic rapplique à la maison…
Mais le charme de ce petit roman inclassable réside autant dans sa forme ébouriffante, sa fraîcheur de ton, ses couleurs acidulées, que dans ses péripéties au second degré. 
Zazie verra-t-elle le métro marcher ? Ce Pédro-Surplus est-il un faux flic, un vrai satyre ou les deux ? Mado Ptits-pieds se déclarera-t-elle à Charles le taxi puisqu’il lui plaît tellement ? Et le tonton Gabriel, il est hormosessuel ou non ? D’ailleurs Zazie voudrait bien savoir cexé. La tante Marceline dit que c’est un homme qui porte des bloudjinnzes. Vous croyez pt’être qu’elle va croire ça, la Zazie ?!
E.J.

Zazie fait courir Genève
Zazie est le mouvement même, à condition qu’il soit souterrain. Elle a 12 ans, n’a jamais vu Paris, mais n’en a cure. Son oncle Gabriel, qui tient aux traditions, s’est pourtant promis de lui faire palper les trésors de la capitale (…) Mais non. Zazie a des curiosités plus terre à terre : elle veut voir le métro, en noir et blanc.
La vilaine chère à Raymond Queneau est devenue la saison passée, par la grâce d’Eric Jeanmonod et du Théâtre du Loup, une héroïne théâtrale. Elle court toujours après le métro et affole les guichets. C’est que cette fugue, escortée par une dizaine de comédiens, dont Mathieu Delmonte et Caroline Gasser, se joue devant des salle comble.

Alexandre Demidoff, Le Temps

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