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Les démons



D’après Dostoïevski
Cie Attila Entertainment
Création



Du 30 septembre au 18 octobre 2014

Mise en scène
José Lillo

Avec
Julia Batinova
Pascal Berney
Vincent Bonillo
Felipe Castro
Marie Druc
Freddo l’espagnol
David Gobet
Pascal Gravat
Olivier Lafrance
José Lillo
Patricia Mollet-Mercier
Jacques Probst
Kostas Ourbonas
Christiane Suter

Lumière
Rinaldo Del Boca

Son
Lad Agabekov
Christophe Calpini

Création costumes
Chloé de Senarclens

Soutiens :
Loterie Romande
République et canton de Genève
Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittents
genevois
Théâtre du Loup
Ville de Genève
Fondation Liechti

Mardi, jeudi, samedi à 19h
Mercredi, vendredi à 20h
Dimanche à 17h

Durée : 3h30
Dès 14 ans

Avec Les Démons, Dostoïevski a pressenti, dès 1870, les dangers de l’usage déchaîné de la violence en politique. Tous les personnages de ce grand roman sont possédés par un démon, le libéralisme, le socialisme athée, le nihilisme révolutionnaire ou la superstition religieuse. Ignorant les limites de notre condition et incapables de rendre compte de l’homme et de la société, ces idéologies appellent un terrorisme destructeur.

"Sur ce plateau les personnages se jaugent, se tournent autour, se flairent, se reniflent, s’affrontent, un peu comme dans Le Bon, la Brute et le Truand ; l’ambiance dans ce Théâtre du Loup pouvait aussi faire penser à des polars façon Tarantino, genre Reservoir Dogs, avec ses règlements de compte, ou encore au cinéma noir de Hong-Kong. Par ailleurs, ces duels sont portés par quelques acteurs exceptionnels"
Thierry Sartoretti, Espace 2

"Pas à pas, il démontre que la scène, parce que la parole s’y fait acte est le lieu rêvé pour servir la pensée, sans pour autant rebuter le public. Et dans ce combat à contre-courant des codes et des modes, son travail à valeur d’antidote convainc. Amplement."
Katia Berger, Tribune de Genève

"La réussite de ces Démons ? Leur clarté, leur humilité aussi. José Lillo chasse l’accessoire.
(...) Il poursuit son travail d’éclaireur, classique à sa manière austère. Ses
Démons parlent d’un temps perdu, le nôtre au fond. Ils méritent toute notre ferveur.
Alexandre Demidoff, Le Temps

Tout inventer à vue, en direct, à partir de rien. De la terre au sol. Mais pas partout. Le sol est salle. Comme si la catastrophe avait déjà eut lieu. La scène ne représente rien sinon la scène. Des amas ci et là, illisibles, qui plus tard serviront, deviendront de l’action. Jouer fruste. Brut. Se lancer dans la représentation comme dans une terrible aventure de la parole et de la dévastation par la parole, par l’idée dans la parole. Un théâtre d’une extrême simplicité. Sans projections vidéo. Sans décors ni structures. Un théâtre fait avec la simple présence humaine. Sans autre intermédiaire. Casser les lignes frontales, les compliquer. Ne pas nier la présence ni en tenir exagérément compte, chercher l’équilibre. Viser de grandes vitesses de locution, des rythmes fous et heurtés au moment des plus grandes tensions. Des silences lourds comme du plomb. Du son, du son pour soutenir, lier, conduire les scènes, ménager les alternances au milieu des syncopes de l’action. Un théâtre qui ne se ferait aucun complexe de n’être que du théâtre, de ne pas être du cinéma, de ne pas être une installation d’art contemporain, un théâtre affranchi, se réglant lui‐même sur sa propre contemporanéité, ayant rompu avec la norme classique autant qu’avec les esthétiques du moment. Aborder le tout avec la plus grande légèreté possible, comme une esquisse, rapide, et qui pourtant aurait saisi l’essentiel.
José Lilo