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MAYBE


Une vie


Compagnie la Fourmilière



du 4 au 20 mars 2016

Mise en scène
Sarah Marcuse
Avec
Fanny Pelichet, Maud Faucherre, Anne-Shlomit Deonna, Céline Goormaghtigh, Thomas Di Genova
Assistante mise en scène
Radhia Chapot-Habbes
Création lumière
Chloé Decaux

Coproduction
Compagnie la Fourmilière
Théâtre du Loup
Avec le soutien de
Ville de Genève
République et canton de Genève
Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittents
Département de l’Instruction Publique
Société Suisse des Auteurs
Loterie Romande
Fondation Émilie Gourd
Mairie de Satigny
Centre Social Protestant

ATELIER SPECIAL DANS LE CADRE DE VOIES THÉÂTRALES – Un parcours dans la « fabrique » du théâtre romand - proposé par Cours de Miracles

En 7 étapes, le parcours Voies théâtrales vous propose d’aborder différentes facettes du théâtre à travers la découverte des métiers qui le composent.

Au Théâtre du Loup, Voies théâtrales sera associé à un atelier jeu mené par Sarah Marcuse et vous plongera dans l’univers du spectacle « Naissance » de la Cie la Fourmilière.

Voies théâtrales est un projet ouvert aux adultes dès 18 ans.
Plus d’informations sur le site : www.voiestheatrales.ch

Les inscriptions sont ouvertes dès le 1er septembre 2015 et se font auprès de Cours de Miracles sur le site ou par tél. 032 422 48 86 - 079 642 54 79


Mardi, jeudi, samedi à 19h
Mercredi, vendredi à 20h
Dimanche à 17h

Durée : 1h35 env.
Dès 10 ans

C’est la nuit de Nouvel-An. Tiffany veut se jeter, en finir, sauter du pont. De ce pont justement duquel Ralph a lui aussi décidé de sauter. Une rencontre improbable et une étreinte. De cette étreinte au bord du gouffre, un enfant est conçu.
Une plongée décalée au travers des 9 mois qui vont suivre.
Mettre un enfant au monde ! Pourquoi, pour qui ? Le porter. Choisir comment, dans quelle position, avec qui ?
Une pièce sur la Naissance.

Il y a peu, j’ai accouché pour la seconde fois. Au sortir de cet événement, grosse encore et pourtant vidée de cette jeune vie, échouée, lasse, douloureuse et pourtant heureuse, je me suis dit :
Je veux écrire une pièce de théâtre sur ce sujet. J’aimerais rendre compte de ce moment si particulier où douceurs et douleurs cohabitent. Quoi de plus miraculeux, mais de plus commun aussi, que cet acte d’enfanter ?
Pendant les 3 jours qui ont suivi l’accouchement, j’ai eu la sensation de vivre dans un aquarium, protégée en partie, (par le personnel médical) agressée en partie (par le personnel médical), emprisonnée dans le corps d’une baleine échouée, et pourtant amoureuse, émerveillée par ce sentiment neuf et immense. La grossesse et la naissance, terres d’émotions contradictoires, territoire conquis par la science et la médecine toute puissante qui rejette au rang des archaïsmes, l’instinct profond, animal, maternel et naturel que chacune de nous possède pourtant encore.

Alors quand Nathalie Luisoni, sage-femme, et créatrice de la maison de naissance Dix-Lunes m’a contactée avec l’envie de fédérer une équipe de théâtre autour de ce thème, ça ne pouvait mieux tomber.
La naissance (et l’accouchement) me permet d’aborder la question du choix.
Du droit au choix. Le choix de la mère. Des parents.
Et pour qu’il y ai choix il faut qu’il y ai connaissance. Se connaître soi-même et connaître le sujet de manière approfondie.
Ceci nous mène à considérer le propos d’un point de vue philosophique et cela me ravit. La connaissance comme accès à la liberté.

Emouvant, drôle, dramatique ou philosophique, le spectacle "MAYBE - Une vie" veut puiser à la source de la question de ce qu’est la Vie dans une forme plus proche du film « Le Sens de la vie » des Monty Python que de l’émission de télé-réalité Baby Boom.

Parler de la Femme, de la féminité et de la relation qu’entretient notre monde avec notre genre. L’accouchement est par essence, un acte, un pouvoir qui ne peut être approprié par l’homme. Ce moment d’une violence et d’une douceur extrême requiert de traverser la peur et la douleur. De se laisser traverser.
Cette puissance intrinsèque que possède la femme n’est pas reconnue dans notre société. Ce pouvoir fait-il peur au point qu’on tente par tous les moyens de le soumettre ? De lui opposer la technique de l’obstétrique puis de le cantonner au sein du foyer ? Les femmes ont-elle conscience de cette formidable puissance créatrice, hors de l’acte de procréation, dans leur vie de tous les jours ?

Ces réflexions que je porte nourriront le texte de MAYBE avec la force de l’humour et la tendresse immense que je porte à notre humanité.

Sarah Marcuse